Etendu sur mon lit, je regardais la pluie,
Je pensais à elle, devant sa fenêtre,
L'air songeur.
Combien de fois je l'avais trouvée
Prostrée, les yeux dans le lointain.
Mes mains l'effleuraient.
Sa peau était douce, soyeuse
Sa lourde chevelure bouclée, parfumée.
Elle se retournait, frémissante,
Ses yeux miel me souriaient
Ses lèvres effleuraient les miennes.
Quel mystère gardait-elle
Au plus profond d'elle-même?
Je ne l'ai jamais su
Encore aujourd'hui j'y songe.
Je garde la trace de son passage
Sur ma peau, dans mon âme.
Elle m'a assuré que je la reverrai.
Je l'attends.
Iddril