Un pied devant l'autre,
Pas à pas, sur les écueils de l'existence.
Sur l'autre rive, le bonheur se prélasse
A l'ombre des cerisiers.
Il me provoque, cligne de l'oeil, me tire de ma léthargie,
"Viens! Viens! Cherche le gué, passe-le et tu seras heureuse!
Ne sois pas timide. Prends ton destin en mains."
Qu'est-ce que je risque à part la noyade?
Mais je suis déjà noyée dans le tourbillon des soucis.
Oui, pas à pas, j'entreprends la traversée,
Je prendrai le temps qu'il faudra
Pour atteindre l'autre rive.
Iddril